Cette séquence tourne depuis une semaine ou deux sur les sites de partage de vidéo, mais personne n’est parvenu à dater cet événement produit dans un local de la police de Manille. Des témoignages récents, suscités par cet extrait pris au téléphone portable, indiquent une pratique courante dans ce pays longtemps dominé par une dictature.
La personne interrogée gît sur le sol, vraisemblablement stimulée par une corde nouée aux parties génitales, pendant que des coups de badine ou de fouet pleuvent sur son dos ou son torse. Cet homme nu, interrogé ou puni vigoureusement par un officier de police, serait mort depuis. Il s’agit d’un petit voleur selon la presse locale.
Les autorités philippines prétendent mettre tout en œuvre pour améliorer la situation des droits de l’homme dans leur pays, et 22 officiers de police ont été relevés de leurs fonctions en vertu d’une loi de 2009, pendant que des investigations plus poussées sont conduites. “Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans la police nationale”, déclare un avocat à l’AFP.